Ma démarche

Une manière d’être au territoire

Racine Réunion est une invitation à observer, à comprendre et à regarder autrement les paysages de La Réunion. Une invitation à renouer un lien vivant avec le territoire, par le corps, l’esprit et l’expérience du terrain.

Ma démarche s’est construite progressivement, au fil des chemins parcourus, des projets menés et des rencontres. Elle repose sur une conviction simple : c’est en allant sur le terrain, en prenant le temps d’observer et de vivre les lieux, que naissent les expériences les plus justes et les transmissions les plus durables.

Le terrain comme point de départ

Avant d’être des sorties, des formations ou des interventions, les projets que je propose sont d’abord des expériences de terrain. Marcher, observer, ressentir, écouter : le corps est un outil de compréhension à part entière.

C’est cette relation directe au milieu qui permet d’aborder la biodiversité, les paysages, les usages et les enjeux contemporains de manière sensible et incarnée. Le terrain n’est pas un décor : il est un espace d’apprentissage, de questionnement et de lien.

Explication carte enclos du volcan

Transmettre par l’expérience

Au fil des années, j’ai eu l’occasion de concevoir et de coordonner plusieurs projets de transmission, toujours avec la même attention portée à la cohérence entre contenu, public et milieu naturel. Parmi eux :

  • la création et la coordination d’une formation longue sur les plantes médicinales, menée sur plusieurs mois pour une association spécialisée, l’Aplamedom, mêlant botanique, usages traditionnels et sorties de terrain ;
  • des formations et journées de transmission régulières au Domaine de la Rosée, à La Petite France, pensées comme des temps d’immersion, d’échange et d’observation directe ;
  • des interventions ponctuelles auprès de publics variés, scolaires, associatifs ou professionnels.

Ces expériences ont renforcé une approche pédagogique fondée sur le vécu, le questionnement et le partage plutôt que sur la simple transmission descendante de savoirs.

Prendre le temps

Certaines étapes de mon parcours ont nourri profondément cette démarche. Des temps de séjour prolongés, notamment en Asie, m’ont permis d’expérimenter d’autres rapports au temps, à l’attention et à l’environnement.

Ces expériences — en particulier des périodes de retraite et de vie communautaire — ont renforcé l’importance du ralentissement intérieur, de l’observation fine et de la présence dans l’instant. Elles influencent aujourd’hui ma manière d’accompagner : laisser de l’espace, accepter les silences, permettre à chacun de faire sa propre expérience du lieu.

S’engager et contribuer

Ma démarche s’inscrit aussi dans une dimension collective. Être accompagnateur, c’est participer à une profession, à un territoire et à des dynamiques communes.

À ce titre, je m’implique dans des instances professionnelles, notamment au sein du Syndicat National des Accompagnateurs en Montagne, afin de contribuer aux réflexions sur l’évolution du métier, la transmission, et la place de l’accompagnement dans les territoires.

Ces engagements nourrissent ma pratique quotidienne et renforcent l’exigence portée aux projets que je développe.

Une démarche, avant tout

Cette page ne retrace pas un parcours exhaustif. Elle pose simplement un cadre.

Chaque projet est différent. Chaque groupe, chaque lieu, chaque intention appelle une approche spécifique. Ma démarche consiste à relier ces éléments avec justesse, en restant attentif au territoire, aux personnes et au sens de ce qui est proposé.

Si cette manière de travailler résonne avec votre projet, je serai heureux d’en discuter avec vous.

« On ne protège bien que ce que l’on connaît bien. »
Francis Hallé